Comme à l’accoutumée, je vous présente les sempiternels et traditionnels vœux de début d’année. Et comme d’habitude, pour moi pour vous ce sera :

Amour, Gloire et Beauté

(et sexe) Non mais ça va pas d'écrire ça, y'a des gens qui lisent. Et en plus j'ai une réputation à tenir.

… car vous le valez bien. Certes vous ne passez plus sur ce blog mais la faute à qui ? À Barbie. À bibi. Enfin à moi bien sûr qui ne donne plus de nouvelles, qui n’écris plus, qui ne montre plus signe de vie. Donc je ne vous blâme pas. Et si vous êtes allés (au cas toujours hypothétique où la gent masculine s’intéresserait à ce blog. Et comme on ne sait jamais, je ne prends aucun risque grammatical et je me soumets à la domination du genre masculin. Grrrr !) voir ailleurs et bien vous avez eu raison. Mais comme le fils prodigue et prodige (n’ayons pas peur des mots et lâchons-nous) qu’on n’attend plus, me voici de retour comme on vénère le retour de l’allongement des jours, ou "le retour du printemps et du lilas, puis des cerisiers en fleurs" (saurez-vous retrouver l'auteur de cette citation ?) (*)… mais je m’emporte. Il ne faut pas rêver non plus. Restons modeste. Alors s’il reste encore des lectrices (je n’ai plus aucun doute sur la fréquentation plus que féminine de ce blog donc je féminise finalement), qu’elles soient récompensées de leur fidélité et de leur confiance. Je vais donc de nouveau me répandre en palabres insensées et délirer sans retenue pour essayer de faire revivre ce blog en déchéance totale depuis le 14 février dernier. Est-ce bien utile de mentionner la date du dernier billet ? Oui ! Pour que je me sente encore plus honteuse de vous avoir abandonnées avec pertes et fracas. Je ne vais pas faire le bilan de cette presque année entière sans vous parler car il faut aller de l’avant moussaillon, comme dirait le capitaine. Allez, je reprends la barre et j’essaie de maintenir le cap.

Pour renouer le contact, je me suis dit que j'allais frapper fort avec un billet putôt culturel. Attention, la chute va être brutale et la culture risque d'être sérieusement ébranlée. Mais qu'y puis-je si je me suis laissée aller à la curiosité, moi petit corps sans défense composée de chair faible et de muscles affinés par une pratique assidue de la course à pied et plus si affinités ? Bloquez ! Respirez ! Reprenez !

Famille Bélier

Cinéma d'abord avec le visionnage de "La famille Bélier". Grand moment de tendresse, d'émotion et de rire aussi. Heureusement que j'étais enrhumée car cela m'a permis de faire passer mes grosses larmes et mes reniflements incognito pendant le film. Sauf que au rallumage des spots, difficile de planquer des yeux rougis... Le rhume a ses limites tout de même. Bref, si vous n'y êtes pas encore allées, courrez-y, c'est très bien et c'est un moment de détente seul ou en famille assuré. Si vous n'y allez pas, pas de panique, ce n'est pas non plus ZE film of ZE année. En revanche, grosse rivaïveule pour Michel Sardou. "Finalement, il a de belles chansons", diront les d'jeunes. "Ah, ce qu'il avait de belles chansons tout de même", ou "À l'époque, on savait faire de belles chansons", diront les moins d'jeunes. Laissons de côté le débat musical inter-générationnel qui ne mettra jamais personne d'accord et passons aux arts graphiques. (photos subtilisée sur la toile mondiale)

Comme des milliers de visiteurs, nous avons fait l'expo Hokusai au Grand Palais. Billets électroniques en poche dans le mobile, nous attendons patiemment notre tour en ce samedi 20 décembre à 19h. Eh bien même à cette heure-là, il y avait un monde fou. Etrangement, il y avait plus de monde au 1er étage qu'au 2nd qui est pourtant la suite et fin de la visite. Où se sont perdus les visiteurs entre les 2 étages ? Seul Hercule Poirot pourra démêler l'intrigue. C'est une très belle expo et je ne pensais pas qu'il avait été aussi prolifique. Plus de 500 estampes !!! Petite déception pour les Minis qui pensaient que La grande vague faisait au moins 2 m de haut. Elle en fait 10 fois moins. Autre chef-d'oeuvre tout aussi célèbre Le mont Fuji. Précipitez-vous vite à cette expo qui se termine le 18 janvier.

Le mont Fuji - Hokusai   La grande vague - Hokusai
photos subtilisées sur la toile mondiale

InsideAutre expo, qui est plutôt une installation à proprement parler, au Palais de Tokyo cette fois-ci. Il s'agit de l'exposition Inside. C'est un peu barré par moment mais très intéressant. Et surtout, ça donne matière à réflexion. Qu'aurais-je fait avec ce sujet si j'avais été artiste ? Que veut dire l'artiste ? Beaucoup de questionnement en prévision, un remue-méninges digne de ce nom. Vous y entendrez le bruit d'un cargo pétrolier, visionnerez des gens à poil enfermés dans une cave jouant à cache-cache, longerez un méli-mélo de morceaux de caravane et de château gonflable, descendrez un escalier illustré de tags-dessins représentant des fables de La Fontaine, l'enfance entre autres, arriverez dans une salle baignée de blanc avec des sculptures totalement blanches, de quoi avoir mal au coeur, vous réjouirez d'être bien au sec à l'extérieur d'un refuge de randonneurs dans lequel tombe la pluie, et je vous en passe. Et si vous êtes chanceuse, vous pourrez vous amuser dans un tunnel fait de scotch suspendu à 3 m de hauteur dans le hall d'entrée. À voir si vous n'êtes pas réfractaire à l'air moderne, voire très moderne. En même temps, dépêchez-vous l'expo finit le 11 janvier. Infos pratiques, ouverture de midi à minuit... (photo subtilisée sur la toile mondiale)

Thank you for this momentEt c'est là où la chute du billet soi-disant culturel arrive avec le passage par la bibliothèque et là aussi où je perds toute ma crédibilité de femme cultivée et intelligente et douée et gentille et démente et sportive (n'importe quoi, ça n'a rien à voir avec le sport) et... et plus si affinités. Je dois le confesser, j'ai cédé et j'ai lu ce truc à droite (photo subtilisée sur la toile mondiale). Shame on me! Booh! Mais j'assume. Et en plus en le lisant pour vous, je vous épargne la lecture d’un pas chef-d’œuvre à moins que vous n’ayez déjà succombé à la tentation vous aussi. Alors que dire si ce n'est que c'est du Arlequin qui finit mal. On sent que la dame est très en colère, mais vraiment très en colère et qu'elle se venge. Le monsieur a-t-il dit et fait tout ce qui est raconté, là est aussi la question. On a que le son de cloche de la dame. Toujours est-il qu'il en prend plein son grade et qu'il est habillé pour l'hiver. Que ce soit clair, je ne prends la défense ni de l'un, ni de l'autre. Je ne pense pas non plus qu'elle soit une sainte. Dans un couple, on est toujours deux (La Palisse n'aurait pas fait mieux). Avait-elle besoin de laver son linge sale devant tout le monde, surtout que je ne sais pas qui va le repasser ? Perso, j'ai déjà suffisamment à faire à la maison. Quant au style... Quel style d'ailleurs ? Ce n'est pas glorieux pour une journaliste chargée de la critique littéraire dans un hebdo. C'est très factuel avec quelques envolées lyriques QQ du style... Attendez, je vais vous recopier le passage car c'est un grand moment de littérature. Si, si j'insiste. Alors page 36, je cite : "Nous [Valérie et Denis, son mari] avions tout pour être heureux, une belle vie de famille, une vaste maison en grande banlieue, un chien qui vient de mourir au moment où j'écris ces pages [et là, forcément on pleure. Elle fait même dans le pathos dis donc. Quand je vous disais que c'était de la grande littérature]. (...) Je faisais des crêpes ou des gaufres le mercredi après-midi [moi je fais des chouquettes ratées, c'est sûr c'est moins vendeur si je raconte ça dans un livre]. Nous partions en promenade, c'était encore l'âge des cabanes dans les bois. J'adorais traîner dans les jardineries à la recherche de nouvelles fleurs à planter. J'aimais tondre et jardiner [comme le disait Voltaire : il faut cultiver son jardin. Finalement, c'est un peu un texte philosophique. J'ai dû me méprendre sur ce livre, il doit être à double lecture]. J'attendais le retour du printemps et du lilas, puis des cerisiers en fleurs (**) avec impatience [tout comme vous attendiez mon retour et la boucle est bouclée, fin du billet]. J'aimais ça." Vous aurez compris que le texte entre crochets [ ] n'apparait pas dans le livre. Heureusement car j'aurais fait chuter les ventes... ou pas. Pour faire simple, à lire si vous vous ennuyez ferme et qu'il n'y a que ça sous la main. 132 pages, ça se lit en un après-midi au coin du feu avec une grande tasse de thé brûlant ou sur la plage pour peaufiner son bronzage recto-verso. Après, vous pourrez dire : "Tu l'as lu ? Non ! Donc tu critiques sans savoir. Parce que moi, je l'ai lu (enfin une copine l'a lu pour moi)." Pour celles qui n'aurait pas le temps de le lire, il y a aura bientôt une séance de rattrapage avec ZE film. Où s'arrêtera la farce ? Ils vont peut-être faire des produits dérivés, qui sait.

Sur ce s'achève le premier billet de cette nouvelle année. Je vais revenir car j'ai fait de très belles rencontres littéraires, et des vraies cette fois-ci, qui méritent que je vous en parle. Et puis, il y aura bien des petites histoires du quotidien avec les Minis qui grandissent. Et qu'est-ce qu'on dit à Barbie qui est reviendue ? Merci pour ce moment...

Non de rien, c'est cadeau. Plaisir d'offrir, joie de recevoir.

- Barbie, critique en tout genre mais surtout critique -

(*) C'est à cela qu'on reconnait le talent d'un grand auteur, c'est quand il est repris mot pour mot dans des textes d'individus quidam qui ont une certaine culture.

(**) Qu'est-ce que je vous disais précédemment ? C'est ça la culture ! Vous savez quoi ? Des fois je m'aime.