Qui dit retour sur la blogo, dit petit changement. Je sais que je suis dans la mouvance du moment car François et Nicolas nous ont également promis du changement mais uniquement à partir du 6 mai. Moi, je prends les devants et j'annonce le changement dès aujourd'hui. Comme vous le voyez, Barbie, ce n'est pas que des promesses, c'est aussi des actes ! Ouh, là, mais voilà que la campagne déteint sur moi. C'est pas bon ça. Allez, on se reprend et on fait du sérieux. Alors le changement concerne vos commentaires. Maintenant, pour que tout le monde en profite, je vous réponds directement dans les commentaires en personnalisant la réponse par ce symbole bien connu : @ XXX où XXX = nom de l'intervenante-nant. J'ai commencé à le faire dans le billet précédent.

Si le billet du jour (wouah ! 2 billets dans la même semaine, c'est dingue, quelle piplette je suis !) vous rappelle quelque chose, c'est que finalement, je ne suis pas très loin de la réalité. En effet, voici en toute objectivité ce qu'on pourrait entendre dans une cour d'école. Bon, je le précise, ce sont juste des extraits de ce qui a été dit pendant la récré. Les paroles ne sont pas tout à fait exactes à la lettre près, donc pas de "sic". Après lecture, vous tirerez la conclusion que vous voudrez. Tout d'abord, je plante le décor.

Alors, d'un côté vous avez un gamin avec des lunettes que nous appellerons François (au passage, il doit certainement faire du bicloune à l'île de Ré car il connaît le truc du moucheron) et de l'autre un autre gamin sans lunettes pour qu'on voit mieux ses yeux bleus que nous appellerons Nicolas (j'avais jamais remarqué qu'il avait des yeux aussi bleus. En même temps, comme je ne m'appelle pas Carla, j'ai une excuse. Je ne l'ai jamais regardé dans le blanc des yeux). Au milieu, il y a le Directeur Monsieur P. et la maîtresse Madame F. qui les rappellent à l'ordre au cas où ils déraperaient ou s'ils ne respectaient pas le temps de la récré ou même s'ils envisageaient de se taper dessus. Cela dit, dans le genre fouteurs de merde, ils sont parfaits. Maintenant que le décor est posé, passons à la partie dialogue :

"Alors comme ça, 4 zyeux, tu veux prendre ma place et être chef des élèves de l'école !
- Euh l'aut', il m'a traité de 4 zyeux. Tu t'es vu Minus. Même pas peur de toi, moi d'abord !
- Même pas peur, même pas peur... n'importawak ! Alors d'accord, c'est quoi ton programme ?
- Ben, d'abord je prends toutes les billes de tout le monde et je les distribue équitablement à ceux qui n'en n'ont pas. Ceux qui ont déjà des billes en verre devront me les donner et en échange, ils auront l'équivalent en billes de terre.
- Ben moi, je propose que tout le monde ait des billes en verre. J'abolis les billes en terre, c'est trop nul. Et pis, j'interdis les épinards à la cantine passe ke c'est pas bon et pis aussi comme ça, ça évite le gaspillage.
- Ben moi, je dis plus de frites à la cantine.
- Plus de frites, mais ça va pas. Si tu fais plus de frites, y'aura personne à ta cantoche et les gens de la cantine y vont travailler pour rien.
- Ben comme ça, ils auront plus de vacances pour se reposer de leur travail harassant les jours où ils travaillent.
- Et comment ils vont se payer des loisirs s'ils travaillent pas ? Hein ? Passe ke moi, j'ai jamais vu qu'on travaillait sans être payé.
- Ben les jours où ils travaillent, ils seront payés plus.
- Et les jours où ils travaillent pas, ils seront pas payés...
- Ben ouais, mais en échange ils se reposent et y'en a d'autres qui travailleront les jours où eux ne travailleront pas. Fastoche !
- Fastoche, fastoche, c'est toi qui le dit passe ke en vrai ça marche pas comme ça. On voit que tu sais pas ce que c'est un chef. Et pis d'abord, celui qui dit qu'y est, c'est lui qu'y est.
- Alors prems.
- Prems quoi ?
- Ben prems comme chef.
- C'est pas du jeu, j'ai pas dit départ. C'est de la triche.
- Eh, tu me traites de tricheur.
- Menteur, j'ai pas dit que t'étais un tricheur, j'ai dit que c'était de la triche, c'est pas pareil.
- Peut-être mais ça veut dire que je suis un tricheur quand même.
(Intervention du Dirlo et de la maîtresse) - 4 zyeux et Minus (quand je vous disais que c'était des fouteurs de merde), un peu de calme. Ne jouez pas sur les mots. Et puis la récré est terminée.
- Eh M'dame, on n'a pas fini de jouer.
- C'est pas juste. On jouait super bien.
(Les deux protagonistes entre eux) - Y sont nuls, on peut jamais faire ce qu'on veut. Faut toujours qu'ils nous arrêtent quand on joue bien.
- Ouais t'as raison, c'est que des relous. Eh, si tu veux, t'as qu'à venir chez moi, on jouera au Monopoly, c'est plus sympa.
- Tu préfères pas La Bonne Paye ?
- Ch'ais pas. On pourrait demander aussi aux zaut' (*)
- OK d'acc ! Bon, on s'grouille sinon on va s'faire choper en colle."

Alors, votre impression ?

- Barbie, bloggeuse apolitique mais réaliste avant tout -

(*) Les zaut' étant : Jean-Luc, Nathalie, Marine, François B., Philippe, Nicolas D.A., Eva et Jacques.