Beau & Cie

14 février 2014

Je ne vous oublie pas

STRATE FOUILLE fidèles Babouchka,

Et pour continuer dans la langue de Tolstoï, je vous lioubov toutes (merci les Poppys de m'avoir appris à dire Je t'aime en différentes langues quand j'étais moins vieille). Oui, ben je sais ce n'est pas top mais je fais de mon mieux avec ce que je connais. Au passage, vous aurez remarqué les 2 références actuelles : JO de Sotchi et St Valentin. Je trouve que je vous gâte beaucoup pour mon retour sur la blogo après un très long hivernage. Alors quoi de neuf sous le soleil la pluie ? Ah, vous aussi votre peau est toute flétrie avec toute cette eau. Et comme moi, vous passez vos journées en bottes. Au moins, les fabricants de caoutchouc, de bottes, de cirés et de parapluies ne feront pas faillite cette année. Pas non plus de quoi relancer l'économie certes. Mais bon, une chose est sûre, avec le soleil qu'il ne fait pas, je n'aurai pas la marque des bottes sur les jambes. Tant mieux parce que ce n'est pas top quand on est en maillot. Autre avantage des bottes, vous n'êtes pas obligée de vous épiler, alors qu'en maillot, ça ne pardonne pas. Autre avantage encore, le vernis à ongle sur les doigts de pied est carrément superflu, donc économie de maquillage. Il faut essayer de positiver la situation actuelle du moment. Cela dit, je n'oublie pas mes compatriotes bretons qui ont les pieds dans l'eau depuis presque Noël. D'ailleurs, je suis sûre que tout le monde a fait de sérieux progrès en géo armoricaine : Quimperlé, Malestroit (où c'est que j'ai vu le jour pour la 1ère fois), Redon, la Laïta, l'Oust, La Vilaine, le Blavet... Côté bigoudis, ça ne sert à rien de s'énerver s'ils ne tiennent pas, c'est un peu normal, surtout si vous ne mettez pas de Delphine (*). Donc laissez tomber la permanente et attendez des jours meilleurs pour essayer de nouvelles sculptures capillaires.

Allez, un peu de sport maintenant car vos muscles se sont laissés envahir par la graisse depuis que j'écris moins. Et pas la peine de vous cacher derrière votre écran, je vous vois. Avouez que les fautes de frappe sur le clavier sont dues à vos doigts boudinés alors qu'avant ils étaient sveltes. Allez, je vous taquine, on fait toutes ce qu'on peut avec ce qu'on a. Et les JO sont le meilleur des prétextes pour se (re)mettre au sport. Je suis d'accord avec vous que c'est difficile de se motiver quand on ne voit pas bien la plastique des athlètes (hommes surtout, soyons réalistes) sous leurs combis de ski, leurs maillots de hockey ou derrière les casques et masques de ski contrairement aux nageurs, aux coureurs de fond, aux beach-volleyeurs entre autres. Mais bon, quand on voit les patineurs, on a l'impression que c'est fastoche. Et hop, un quadruple lutz à l'envers suivi d'un axel piqué sur un pied tout ça les mains dans les poches toutes dents dehors, et que je te porte à bout de bras la nana en jupette qui virevolte, et que je te fais des mouvements de bras pour aérer les aisselles et que je te fais une pirouette. Ça laisse rêveur. Et ben non, détrompez-vous. En plus, si tu tombes toi, forcément ton collant il file et vlan, un collant tout neuf de foutu. Ça revient cher au bout d'un moment. Sans compter les tenues seyantes et pailletées... De quoi faire se retourner Coco Chanel dans son cercueil. Mini-Ken était d'ailleurs super envieux de la tenue de Brian Joubert :-( Bon, allez, je vous montre ça :

Brian_Joubert
Photo subtilisée sur la toile mondiale

Eh, z'êtes toujours là ? Alors, qu'est-ce' vous en pensez ? Ouais, je sais ça en jette. Sûr qu'avec une tenue pareille, il peut mettre le feu à la patinoire et faire fondre la glace ou carrément la briser... Comme dirait ma mémé, ce sont les jeux de maux laids, qui font les jambettes... Sur ce je ne vous roule pas un patin, ce serait trop facile. Waouh, je suis en forme cet après-m' ! Ça glisse tout seul. Bon j'arrête mon humour à 2 €.

Et pour finir, je voulais vous raconter un truc qui n'a rien à voir avec la choucroute. La semaine dernière, le contenu de mon sac à main était pour le moins insolite. Si j'avais été arrêtée par les flics, ils auraient eu raison de me tenir à l'oeil et d'avoir des doutes sur mes intentions. Quand nos schtroumpfs étaient petits, on a toutes eu un doudou ou une tétine qui dépassait du sac, voire un biberon mal rebouché qui se répandait dans le fond du sac. Et en grandissant (pour ne pas dire en vieillissant), le contenu est tout à fait différent. Pour le faire à la Prévert, dans mon sac outre les trucs de fille classiques, il y avait : une bouillotte, un marteau avec un kit de tournevis plats et cruciformes, deux boîtes de paracétamol et un coupe-ongles. C'est quand j'ai déballé mon sac que j'ai réalisé les risques que j'avais pris en me baladant avec. Qu'est-ce que vous voulez dire aux flics pour justifier cet attirail et vous dédouaner de toute mauvaise intention ? Je suis sûre que vous aussi, un jour, vous avez transporté des trucs chelous dans votre sac. Que diriez-vous de déballer vos sacs dans mes commentaires ? Je compte sur vous.

En attendant, je retourne m'entraîner car dans quelques jours, je vais moi aussi laisser mes traces dans la neige qui schrounke. Cette année, je vais essayer le pas du patineur, comme notre médailler d'or Martin Fourcade. Pour l'instant, je m'entraîne au tir avec un vieux pistolet à eau des Minis. Reste plus qu'à travailler l'enchaînement des 2 sports et ça devrait le faire.

DASS VIE DAN YA

- Barbie, pas future championne de biathlon et pas envoyée spéciale à Sotchi -

(*) Une Delphine est l'autre nom donné à une capuche en plastique que nos mémés mettaient souvent quand elles sortaient du de chez le coiffeur. Vous voyez à quoi je fais allusion ?

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15 octobre 2013

C'est moi qui l'ai fait !

Eh oui, encore un billet culinaire. Vous allez croire que je suis la reine des fourneaux. Alors oui, en quelque sorte et en toute modestie. Ben quoi, j'ai le droit de me lancer des fleurs passe ke si je comptais sur vous pour me motiver, je ne ferais pas grand chose. Il y a quelques jours, je me suis laissée tenter par une recette simplissime, enfin, c'est ce qu'on dit. Comme rien ne m'arrête, je me suis lancée toute seule comme une grande. Bon, heureusement quand même que Jolie Maman est passée par la cuisine à un moment crucial sinon, vous n'auriez pas de billet à lire. Voilà plusieurs mois que je me dis que les macarons, ok c'est facheun mais il n'y a pas que ça dans la pâtisserie, il y a aussi les choux. Et vlan, voilà t'y pas que les choux deviennent haïpe tendance. Foi de Barbie, j'ai raté les macarons (souvenez-vous, c'était ici) mais je ne raterai pas les choux, trop fastoche. Tout le monde ne s'appelle pas Pierre Hermé ou Fred Michalak (pas celui-ci, c'est le rugbyman) Christophe Michalak certes, mais tout le monde ne s'appelle pas Barbie non plus. Ça se mérite, j'en sais quelque chose. En plus, le parrain de mini-Ken, pâtissier émérite, m'a encouragée en me disant que même un enfant de 5 ans peut faire des choux. Si un mioche peut le faire, je peux le faire. Et puis, je suis aussi une fidèle lectrice du blog B comme Bon qui a toujours de bonnes recettes, dont celle de la pâte à choux, ici.

On est mercredi, jour des enfants, je décide donc de faire plaisir à mini-Ken, fou de chouquettes. Je réunis les ingrédients nécessaires : farine, eau, sucre, beurre 1/2 sel, sucre en grains, et oeufs. Jusque là, j'ai tout bon. Je relis 15 fois au moins la recette sans la retenir alors que j'étais super bonne en récitation de poésies au primaire (va comprendre Bertrande, féminin de Bertrand) et je mets mon tablier de compèt. Je suis fine prête. Tous mes ingrédients sont mesurés pile poil au gramme près car en pâtisserie, c'est bien connu, il faut être super précis, conseil de professionnel (le vrai, pas moi). Je relis encore un coup pour la route et je fais tout comme c'est écrit dans la recette. L'eau, avec le sucre que j'ai failli oublier, a bouilli, j'incorpore la farine en dehors du feu. Je mélange. Bizarre, on dirait de la colle à papier peint bio. Je relis la recette, rien ne semble anormal je continue et je remets sur le feu pour que l'appareil se détache. Au bout de quelques minutes, je réussis à me convaincre d'un air dubitatif que l'appareil est détaché de la casserole. Méthode coué ! Je relis encore la recette des fois que, mais rien ne semble anormal. J'ajoute les oeufs un à un et bien consciencieusement. Le muscle de mon bras droit double de volume. Je change de bras pour équilibrer, j'en conclus que la recette est très physique. Mais je n'oublie pas que je suis une grande sportive et que je ne vais pas me laisser abattre par une vulgaire pâte à choux. Et je n'oublie pas non plus que même un mioche de 5 ans peut le faire. Et j'ai plus de 8 fois son âge (alors, je vous vois sortir vos calculettes et vous dire : Waouh, mais cette Barbie, quelle jeunesse ! Quand on la voit, elle ne fait vraiment pas son âge, mais comment fait-elle ?) Bon, maintenant que les oeufs sont incorporés, je vais attaquer la phase "remplissage de la poche à douille". Bizarre, l'appareil est très liquide et ne ressemble pas à ce que j'ai pu voir sur les photos ou à la TV. Je relis une fois de plus la recette, rien ne semble anormal. Tiens, il reste le beurre sur la table. Mais que fait le beurre sur la table ?, m'enquiers-je. Ben oui, il fait quoi le beurre sur la table ? Grrrr, j'ai loupé un truc. Crotte de bique à poils longs ! Je relis encore (oui encore !) la recette et mazette, la boulette pour les chouquettes (et en plus je fais des rimes, ça m'inquiète. Celle ou celui qui ponctue avec quéquette, je lui fais avaler mes chouquettes tout d'un coup). Ah mais non, c'est pas possible, il fallait mettre le beurre dans l'eau. Bon, pas grave, je vais le mettre maintenant. Ce qui compte, c'est que tous les ingrédients y soient, non ? Et puis, ça épaissira peut-être (certainement, pas du tout - rayer la mention inutile) l'appareil. N'écoutant que mon courage moi, je m'exécute. Ben, c'est toujours aussi liquide mais au moins, le beurre est mis. Et en cuisant, ça va durcir et gonfler.

Et là, ça commence à se gâter. Je dois remplir la poche à douille avec le bon embout. J'ai déjà testé l'expérience poche à douille avec les macarons et ce ne fut pas un franc succès, mais je suis d'humeur conquérante en ce mercredi ensoleillé. Dans mon tiroir secret, je retrouve une poche et des embouts mais lequel dois-je prendre ? Je réfléchis, je tergiverse et je me décide pour un embout sans fioritures car ce ne sont que des chouquettes. Je sors ma maryse et commence à remplir la poche, guillerette inquiète, très inquiète. Un truc me tracasse. Ah, je sais, j'ai oublié de préparer ma plaque avec le papier sulfurisé. Je pose la douille à moitié remplie d'un appareil qui ne demande qu'à s'échapper (trop liquide ce truc, c'est bizarre quand même car hormis le beurre, j'ai suivi la recette à la lettre). Je coupe le rouleau de papier sulfurisé et pose tant bien que mal sur la plaque une feuille qui s'enroule sur elle-même. Satané rouleau à papier sulfurisé !, peste-je. Idée de génie (en vrai apprise lors ducours de macarons chez Gaston L.), je mets un peu d'appareil sous la feuille pour qu'elle ne se rebiffe pas. Gagné, elle se tient tranquille. Non mais, c'est qui le chef ? Je reprends le remplissage de ma poche. Et là, c'est le drame. J'ai oublié de bien tirebouchonner la poche au niveau de l'embout, l'appareil s'échappe allègrement et se répand sur la table et la plaque. Je me bats, je stresse, je biiiiiiiiiiip, j'en ai plein les doigts, grrrrrr, maugrée-je. Ouf, Jolie Maman est de retour de ses emplettes et me découvre en proie au désespoir. J'accepte l'option joker. Elle m'aide comme elle peut pour finir de remplir la poche. Enfin, je commence à dessiner des espèces de lombrics sur la plaque mais c'est trop liquide et je n'arrive pas à arrêter l'appareil de manière pro. Jolie Maman m'encourage et me soutient moralement tout en me confiant qu'elle faisait régulièrement des chouquettes dans des temps plus réculés et que mon appareil est bizarre (oui mais j'ai suivi la recette à la lettre (enfin presque) et j'ai mis tous les ingrédients). Voilà, la plaque est finie mais il reste encore plein d'appareil et forcément je n'ai préparé qu'une plaque, confiante que j'étais... Et forcément, j'en ai plein les doigts (c'est pourquoi vous ne verrez aucune photo en cours de dressage des choux contrairement à d'autres blogs culinaires qui vous montrent la recette pas à pas). Heureusement qu'aucun chef ou grand pâtissier n'est entré dans ma cuisine à ce moment fatidique car il aurait eu une attaque. Christophe Michalak, rentre dans mon corps pour dompter cette poche rétive (oh oui ! Oups, mais je m'égare). Je vous rappelle juste que même un mioche peut le faire...Je veux dire "faire des chouquettes" bien sûr. Du coup, je donne des ordres à Jolie Maman (qui ne répond pas "Oui Chef !" car je suis peu crédible dans ce rôle) pour dresser d'autres plaques avec du papier sulfurisé pendant que j'essaie de maîtriser l'appareil toujours aussi sauvage. Au bout de 4 plaques de chouquettes plus ou moins régulières (facile de se moquer), je viens à bout de l'appareil. En vrai, je décrète que ça suffit, y'en a assez. Et hop, au four ! Mmmmm, et c'est ki ki va se régaler à l'heure du goûter ??? Oups, oups, oups, j'oublie que j'ai mis délicatement des grains de sucre sur chaque chouquette avant d'enfourner les plaques. Eh, je suis blonde mais pas que. Je fais des chouquettes, Môa, pas de vulgaires choux ! Et à la sortie du four, voilà ce que ça donne. Vous allez être surprises car vous vous dites que ça a dû louper son truc vu comment elle s'y est prise. Tadame !!!

chouquettes 2Chouquettes vues du dessus - photo de môa

chouquettes 1Chouquettes vue de profil et de plus près - photo de môa

Je confirme, c'est surprenant mais ce sont bien des chouquettes. Et je confirme que ça a loupé. Mais attention, si ces chouquettes ont eu un coup de pompe, elles n'en étaient pas moins délicieuses. Comme le Canada Sec, ça a le goût des chouquettes mais ce ne sont pas des chouquettes. Z'avez vu, on voit bien les grains de sucre. OK, il y a des chouquettes plus bronzées que les autres mais c'est parce que le four était trop chaud pour la deuxième fournée. J'ai rectifié le tir pour la troisième fournée. Je crois que je sais ce qui n'a pas marché : 1° le beurre oublié au début de la recette, 2° l'appareil pas assez sec, 3° le four trop froid au départ et 4° le four trop chaud après. A ce jour, je signale tout de même que tout a été mangé et que personne n'a été malade. Mais je ne m'avoue pas vaincue. Comme pour les macarons, 100 fois sur le métier, remets ton ouvrage.

- Barbie, second du second du second du second, bref dernière de la brigade de Christophe Michalak -

PS : Christophe (entre pâtissiers, on peut se tutoyer), si tu me lis (on peut toujours rêver mais il n'y a que la foi qui sauve), je veux bien te donner ma recette de chouquettes. Euh, je veux dire que je suis preneuse pour un stage de chouquettes. Et aussi de macarons. Et aussi d'autres recettes. Tant qu'à faire de me déplacer, autant rentabiliser mon ticket de RER.

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03 octobre 2013

Quand je serai grande...

Suite au billet juste précédent, je crois que j'ai trouvé le futur métier de mini-Barbie. Je vais l'inscrire en fac de médecine avec comme spécialité la chirurgie plastique. Elle a un avenir dans cette branche, je le sens bien. Elle en est au stade expérimental aujourd'hui mais son don ne demande qu'à se développer et à s'affirmer. Elle sillonnera le monde entier et interviendra en plusieurs langues dans différents colloques médicaux et chirurgicaux. Elle fera la une des magazines spécialisés. Les plus grandes stars se presseront dans son cabinet.

Ouf, l'avenir de mini-Barbie est tout tracé. Reste mini-Ken maintenant.

- Barbie, ministre délégué auprès de la famille proche chargé de la jeunesse, de la santé et de l'emploi -

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Le plastique, c'est fantastique !

Coucou, c'est moi. Oui, je sais ça fait longtemps mais ne faites pas la tête, je ne vous oublie pas et je vais parfois sur vos blogs en cachette. Alors, qu'est-ce qui se passe-t-il à Barbieland ? Pas grand chose hélas mais j'ai de quoi vous alimenter pour quelques minutes et surtout pour faire travailler vos abdos. Certes, vous m'avez suivi lors du billet précédent sur le marathon qui était très sportif, cette fois-ci, le billet devrait être plus abordable côté musculaire. D'ailleurs, je tiens à vous remercier pour vos gentils commentaires qui commencent à dater maintenant mais ils m'ont fait plaisir comme d'habitude. Si vous voulez me voir courir en vrai, je serai à Odysséa dimanche à Vincennes pour la bonne cause. Je m'alignerai sur le 10 km avec une amie qui débute dans la course à pied et que je coache toutes les semaines. Il y a 3 semaines, elle et une autre amie que je coache aussi tentaient La Parisienne. Elles n'étaient pas peu fières de leur performance (44'16 pour 6,700 km) et commencent à prendre goût à la compétition. Leur prochain défi : 10 km.

Voilà, ça c'est fait. Alors rentrons dans le vif du sujet. Il n'y a pas si longtemps de cela, je vous racontais mes exploits culinaires ici. Aujourd'hui, c'est à nouveau derrière les fourneaux que je vous convie mais c'est Mini-Barbie (qui commence à grandir, d'ailleurs elle me dépasse) qui vous donnera sa recette rien qu'à elle, digne de sa Maman, c'est-à-dire Môa et j'en suis fière car elle a hérité de mes dons, cette petite, c'est sûr, c'est génétique. Donc, l'autre soir, de sortie pour mes activités d'encadrement d'art (ça fait savant mais en vrai, ne le dites pas à Ken, je vais à ce cours pour blablater avec les copines et en vrai de vrai, je travaille quand même tout en blablatant, grand privilège des femmes qui savent faire plusieurs choses en même temps contrairement aux hommes qui sont plutôt monotâches), donc je disais que de sortie pour mes activités d'encadrement d'art, je laisse les prunelles de mes yeux seuls à la maison. N'ayant pas vraiment prévu le dîner (oui, il m'arrive d'avoir des loupés dans mon organisation multi-tâches de femme au foyer), je leur conseille de réchauffer la semoule qui accompagnera leurs tranches de jambon industriellement tranchées et conservées sous vide. Pas de souci, je sais qu'ils maîtrisent le micro-onde et c'est la conscience tranquille que je les abandonne à 18h30. De retour à 21h30, les enfants m'attendent et m'accueillent limite avec le tapis rouge. Hum, ça sent la baleine sous caillou ce truc, pense-je (pas facile à dire, j'en conviens, mais syntaxiquement c'est correct). "Maman, nous t'avons réservé une surprise dans la cuisine" Waouh, mes enfants m'ont préparé un petit plat que j'ai juste à me mettre les pieds sous la table, j'en salive déjà. Et là, tadame !!! Quelle surprise de découvrir ceci (âme sensible, s'abstenir) :

couvercle MO - 1photo prise par mes soins (je vous rassure je ne suis pas malade, ça veut juste dire que c'est moi qui ai pris la photo)

Gloups ! Mais c'est quoi ce truc ? Une soucoupe volante qui a raté son atterrissage ? Une omelette sans jaune d'oeuf ? Une assiette qui aurait reçu un coup de chaud ? Alors, je réfléchis dans ma tête et soudain je percute. C'est le truc qui sert à réchauffer les aliments au micro-onde pour éviter de crépir les parois du four. Bingo ! Même que ma mère, elle est trop forte, d'abord ! Elle a dû être détective dans une autre vie, pensent les enfants. Effectivement, il s'agit bien du fameux couvercle anti-projection pour le micro-onde sauf que là, il a été utilisé en mode four normal à 150° pendant 5' pour réchauffer la semoule. Et comme la semoule n'était pas chaude, on remet carrément 10' en passant à 180°, et au diable les varices. Les enfants sont formidables ! Sauf que là, on était limite "pâtes à la Boudoni" comme le sketch de Alex Métayer (si vous ne le connaissez pas, allez sur TonTube et recherchez ce moment d'anthologie). Et encore, je ne vous ai pas dit qu'il y a 1 mois de cela, Mini-Barbie, encore elle, a déjà testé la résistance et la déformation du plastique sous l'effet d'une chaleur intense. Elle m'a carrément bousillé une planche à découper en plastique en posant dessus une casserole qui venait de quitter les plaques. Sous l'effet de la chaleur, le plastique a fondu comme du gruyère sur du gratin et au moment de décoller la casserole, des filaments s'étiraient entre feue (c'est le cas de le dire) la planche et le fond de la casserole, toujours comme un gratin. J'allais oublier de préciser que la planche avait 3 jours !!! C'est sûr qu'avec nous, l'économie et la consommation vont être relancées !

- Barbie, mère d'enfants soucieux de la relance de l'économie productive et de la consommation en France et aussi mère de futurs grands chefs -

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12 avril 2013

Dimanche 7 avril 2013

Je sais qu'on n'est plus dimanche mais je vais quand même vous raconter ce que j'ai fait dimanche 7 avril 2013. Alors voilà... Dimanche matin 5h15, pendant que vous vous pelotonniez (plus facile à faire qu'à dire) en nuisette de soie bleue moirée dans les bras de votre amoureux viril (par viril j'entends moquette sur le torse et poil aux pattes), je me levais un peu fébrile pour me précipiter sous la douche et m'enduire de crème aux endroits stratégiques de frottement. Et là, le lectorat de s'émoustiller et de s'exclamer : Mmmm, ça promet d'être chaud ce billet. Avec les températures qu'il fait, ça va nous réchauffer... Mais comme pour le soufflé, l'émoustillement va vite retomber. Après l'écrèmage le crémage, j'enfile mon soutif, mon T-shirt à manches courtes, mon T-shirt à manches longues, mon collant court et mes chaussettes (tout ça de compèt, bien sûr) sans oublier mon slip fétiche. J'ai fini par jeter celui qui avait un trou car des fois que je serais recueillie par un bel éphèbe en tenue ininflammable, je ne voudrais pas me taper la honte. Me voilà fine prête. 5h30, je descends prendre mon petit déjeuner. Le mien n'aura rien à envier au vôtre : une grande tasse de rooïbos (le thé m'est interdit depuis que mon taux de fer est descendu à 2) et 3 parts de gâteau au chocolat. Mais attention, ce gâteau-là est spécial car il s'appelle : gatosport. Ca a l'allure, la couleur et l'odeur d'un gâteau au chocolat mais c'est en fait un gâteau au chocolat ENERGETIQUE. Toute seule devant ma tasse, je mâche lentement le gatosport pas très convaincue tout de même. 6h00, je suis écoeurée du gatosport. 6h08 (environ), j'enlève mon T-shirt à manches longues et j'épingle avec une précision d'horloger suisse mon dossard : 38774. Je le positionne exactement au milieu du T-shirt sinon, ça me perturbe. Qui a dit que j'étais maniaque voire psycho-rigide ? Skipper, pas la peine de nier, je t'ai reconnue sous tes faux airs de fausse blonde. Bon, le dossard est accroché. Je fais quoi maintenant ? Je suis en avance sur le timing. Ben, je vais aller faire un petit pipi, ce sera toujours ça de gagné. 6h15, Ken descend déjeuner. Il parle peu et c'est mieux comme cela car il sent que je suis un peu (si peu ?) stressée. 6h30, je commence à tourner de plus en plus en rond. Je retourne aux toilettes. 6h40, Ken décide qu'il est temps de partir. Gloups, j'ai oublié de me laver les dents. Vite je monte le faire au cas où un bel éphèbe encasqué devrait me ranimer par la bouche. On n'est jamais trop prudent ! Je refais un petit pipi. 6h45, nous sommes dans la voiture. En chemin, Ken file un coup de frein, je crie, je tremble de tout mon corps musclé et mon palpitant s'excite à fond : J'ai failli écraser un pigeon, me dit Ken. Non mais depuis quand Ken a-t-il décidé de jouer les Bougrain-Dubourg ? On s'en fiche du piaf, un de perdu, 10 de revenus. Déjà qu'hier, il a essayé de me dissuader de courir avec des méthodes peu avouables mais au point où on en est, balançons. Il a d'abord posé sa chaise avec tout son poids sur mon pied au moment de se mettre à table. J'ai hurlé, forcément. Ensuite, comme je résistais, alors que je faisais la vaisselle, il m'a cogné le front en ouvrant la porte du placard. D'habitude, il me prévient avec amour qu'il faut que je baisse la tête mais là, que nenni, il y est allé franco (avec du recul et en l'écrivant aujourd'hui, c'est plutôt drôle). Bref, tout ça pour dire que je suis au taquet. 6h50, nous arrivons au RER. Ken me laisse toute seule pour me retrouver plus tard sur les Champs lorsqu'il aura garé la voiture. J'attends ma copine d'infortune en tenue et son mari. 6h55, ils arrivent. Nous montons sur le quai où nous retrouvons un autre copain en tenue lui aussi. Et là, nous attendons le RER qui ne vient pas alors qu'il était prévu à 7h. Pendant que le mari prend des photos, nous grelottons, essayons de blaguer, de nous détendre mais la tension monte surtout que le quai cache d'autres sportifs. Le soleil tente de se lever mais sans grande conviction. 7h15, le RER arrive. Heureusement, que nous avions prévu large. 7h40, nous arrivons à Charles-de-Gaulle-Etoile, en haut des Champs Elysées. Mais que se passe-t-il ? Nous ne sommes pas tout seuls. Depuis le quai du RER, nous sommes entourés de sportifs. Ca sent la crème d'échauffement, le baume du tigre, la transpiration (eh oui, déjà !) Tels les moutons de Panurge, nous suivons la lente progression des sportifs vers le bd Foch pour déposer nos sacs. Pause !

Vous l'avez sans doute deviné, dimanche j'ai couru mon 1er marathon et pas le plus moche en plus. Celui de Paris.

Je vais vous la faire courte maintenant sinon, on en n'a pour 4h25 de course à pied. Et je doute que vous ayez autant de temps à me consacrer. Alors après avoir retrouvé Ken et un autre copain de galère et avoir déposé les sacs, arrêt aux sanisettes. Il y en a au moins 30 mais elles sont déjà toute prises de court. Tant pis, nous faisons la queue dans notre sac poubelle pour nous protéger du froid. On prend des photos, on photographie ses voisin(e)s, surtout avant la course car après... Une fois soulagé(e)s, nous nous dirigeons vers les Champs-Elysées. Le rond point de l'Etoile est pris d'assaut par les coureurs, ça parle toutes les langues, ça photographie, ça chante, et Paris s'éveille avec un joli lever de soleil sur l'Arc de Triomphe. Il faut bien une compensation. 8h45, le temps défile vite. Le sas des préférentiels, enfin celui des champions, donc pas le mien, part. Nous ne sommes toujours pas dans notre sas. 9h00, nous sommes enfin dans notre sas et nous attendons notre tour. J'ai encore envie de faire pipi. Pas le choix, je fais sur les Champs. C'est le privilège des coureurs de marathon. 9h25, ça y est, c'est à nous. Et voilà nous pouvons enfin laisser nos pieds faire le reste du job. La tête prendra le relais au 30ème quand le physique aura du mal à suivre. Ah mais, crotte de bique à poils longs, ma montre n'a pas démarré. Zut de zut de zut, ce n'était pas le jour. Tant pis, je vais courir au feeling, qui sait, ce sera peut-être mieux. Voilà, Paris est à nous, pas de voiture, que des gens qui nous encouragent sur le côté, des pancartes, des vivas, des pompiers en tenue sur la grande échelle ou en rang d'oignons, des sourires, des enfants qui tendent leur petite main pour que les coureurs tapent dedans (je n'en ai pas loupé une). A peine 2 km, j'ai déjà et encore envie de faire pipi. Tant pis, je m'arrête derrière le mur du jardin des Tuileries (encore un privilège des coureurs de marathon) qui longe la rue de Rivoli. Je ne suis pas seule, des Japonaises s'y sont également cachées et nous éclatons de rire d'avoir eu la même idée. Je reprends la course. La Bastille pointe son nez, ça grouille de monde. Premier ravitaillement, je prends une bouteille que je finis bien consciencieusement comme me l'a répété mon copain de course à pied : Barbie, tu fais TOUS les ravitaillements sans exception et tu FINIS ta bouteille ! Au 7ème km, je manque Ken et le mari. J'avais oublié où ils étaient. Nous abordons Vincennes. Beurk ! C'est moche, triste, y'a personne. Je prends un coup de blues et il reste encore 37 km. J'attends le prochain ravitaillement du 15ème km qui se trouve en fait presque au 16ème, c'est malin de faire des blagues pareilles. Allez, encore un petit pipi. Ben oui, c'est comme ça mais c'est neveux car en règle générale, je ne fais jamais d'escale technique lors des courses en compétition. Promis, c'est le dernier car le pipi suivant a eu lieu vers 15h30 à la maison. Vers le 18ème km, je retrouve Ken. Enfin, c'est surtout lui qui me voit. Il court quelques mètres avec moi, je lui donne ma montre qui ne marche pas et je continue vaille que vaille. La foule est proche des coureurs et s'enthousiasme à chaque passage. Ca fait du bien après la traversée du désert de Vincennes. L'arche de la distance du semi-marathon est en vue. C'est bon, ça va, le moral est au beau fixe, comme le temps, je commence à avoir une douleur à la cuisse droite mais je n'y pense pas. Le plus dur va arriver mais ça va le faire. Et puis je me motive, au 31ème km, il y aura des encouragements plus personnels. Nous entamons la portion sur les quais. Déjà des coureurs marchent. Mauvais signe ! Je ne me laisse pas influencer. Il est hors de question que je marche, non mais ! Dans les sorties de tunnel, je m'accroche au goudron, je tire sur les bras, je baisse la tête et j'avance. Trop facile ! J'enchaîne les bouteilles d'eau que je prends par paire depuis le ravitaillement du 15-16ème km. Il fait bon, la foule est en liesse. 31ème km, j'aperçois une pancarte avec Allez Maman ! Mais qui tient cette pancarte ? Mon mini-Ken et derrière lui toute la famille : mini-Barbie, ma Maman, Skipper qui s'égosille à mon passage avec sa pancarte Allez Barbie !, son amoureux, mon Papa avec l'oeil derrière l'appareil photo et Ken qui court encore quelques mètres avec moi. Ah, ce que ça fait du bien. Rien qu'en le racontant j'en ai les larmes aux yeux comme sur la course. 32ème km, plus que 10 et ce sera fini. La tactique est maintenant simple : je compte à rebours et j'attends les échéances : ravito au 35ème, copain au 37ème, copine au 39ème, ravito au 40ème, famille complète au 41ème et arrivée au 42ème 195. L'allure a baissé. La douleur de la cuisse droite se fait plus présente. J'ai aussi mal au pied, vers le gros orteil alors je fais attention où je cours, j'évite les pavés, les irrégularités du parcours. Ca passe. Auteuil est passé, le bois de Boulogne sent bon l'arrivée prochaine malgré la petite côte. Les copains sont présents aux RdV et m'accompagnent quelques centaines de mètres, ça fait du bien. Dernier ravitaillement, dernier gel (Red tonic). 41ème, les larmes sont là car la famille est là et encourage, tout comme le public plus nombreux. Tout s'intensifie jusqu'à la ligne d'arrivée : plus de monde, plus de coureurs, plus de bruits, plus de musique, plus d'agitation, plus de bras qui s'élèvent et plus de larmes. Allez encore un effort, et voilà, je passe sous l'arche d'arrivée. 42,195 km courus en 4h25. Je suis très fière. Une dame avec un carnet m'alpague pour donner mes impressions sur la course. Le lendemain, je vis mon petit moment de gloire avec un petit article sur le site internet de la journaliste qui m'a interviewée la veille. Je fais maintenant partie de la grande famille des marathoniens. Pour certains coureurs, si tu n'as jamais couru de marathon, tu n'es pas un "vrai" coureur. Franchement, je ne vois pas la différence. A partir du moment où tu cours, tu es un coureur quelle que soit la distance. Ce qui compte c'est d'aller au bout de son objectif !

Voici, en quelques chiffres et lettres, mon marathon : 42,195 km, 4h25 de course sans marcher, 12 semaines d'entraînement, 4 entraînements par semaine d'1 heure minimum, environ 45 km par semaine, 3,30 litres d'eau avalées sur le parcours, 5 gels aux goûts divers et variés, 2 litres d'eau par jour la semaine précédant le marathon et au moins 1 kg de pâtes, 1 contracture du mollet + tendinite 1 semaine à peine avant le marathon mais soignées à temps par une amie-kiné-marathonienne (heureusement), 1 ampoule géante au pied droit et 1 ampoule sous l'ongle au pied gauche. Je n'oublie pas surtout 1 mari compréhensif et présent sur le parcours, des enfants encourageants qui se sont levés plus tôt que d'habitude un dimanche matin mais qui étaient sur le parcours et à l'arrivée, une soeur et son amoureux motivés et encourageants, un Papa et une Maman montés spécialement de la Bretagne pour m'encourager, une Belle-Maman restée à la maison pour m'encourager à distance, des copains encourageants (on dirait les remerciements lors de la remise des Césars). Et enfin, 1 T-shirt (c'est vrai que je n'en ai pas beaucoup, je fais si peu de compétition...) et 1 médaille (c'est vrai que je n'en ai pas beaucoup, je fais si peu de compétition...).

 

photoPhoto de MON T-shirt à moi

photo (1)Photo de MA médaille à moi que j'ai gagnée à la sueur de mon front et à la force de mes jambes sveltes et musclées

 

- Barbie, reporter sportive envoyée tout spécialement sur le parcours du marathon de Paris 2013 -

PS : si vous avez versé une petite larme en lisant ce récit, c'est normal, ça me fait le même effet.

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08 mars 2013

Les recettes inédites de tante Barbie

Hello girls adorées !

Eh oui, une fois n'est pas coutume, ce billet est spécialement dédié à mes fidèles lectrices. Désolée Kens et autres Dji-Aïe-Djo, pour une fois, vous n'êtes pas les bienvenus aujourd'hui. En cette journée spéciale nous, je vous ai concocté un billet de derrière les fagots qui ne vous laissera pas indifférente, comme d'hab. Et en sus (oh, c'est bon, j'ai le droit de me lacher un peu même si je n'ai pas encore fini 50 nuances de Grey), vous aurez le droit à une photo. Tadame !

Alors pour fêter dignement cette journée particulière, je vais vous donner une recette tout à fait perso que je vous invite à reproduire... ou pas. Vous n'êtes pas sans savoir que l'émission Top Chef a recommencé et que cette année, le jury des grands chefs a décidé de faire la part belle aux produits du quotidien. Voici donc, exclusivement pour vous, une recette dont vous me direz des nouvelles.

Fondue de spatule et sa chip croquante (alors voilà, ça ricane déjà)

Pour cette recette, vous aurez besoin d'une spatule récente (1 an maximum) et de qualité (c'est toujours meilleur quand on met le prix). Il vous faut aussi une poêle à fond épais. Attention, le succès de cette recette tient dans sa rapidité d'excécution. Lorsque la poêle est chaude (feu vif), déposez (ou plutôt oubliez) la spatule dans la poêle et vaquez à vos occupations. Au bout de 5 min, lorsque vous entendez un petit crépitement suspect dans la poêle, précipitez-vous vers les plaques (vitro-céramiques, électriques ou gaz, peu importe) et constatez avec regret que vous avez oublié d'éteindre sous ladite poêle. Eteignez en catastrophe après avoir émis quelques jurons et petits noms d'oiseaux distingués. Saisissez la spatule qui aura bien ramolli et n'oubliez pas de laisser le bout de plastique qui aura accroché au fond de la poêle. Une fois froid, ce petit morceau de plastique aura durci pour devenir une subtile chip croquante. Dressez votre plat avec délicatesse et décorez avec la chip et quelques brins de persil plat. Dévorez des yeux sans attendre. Bonne dégustation !

DSC_0927

DSC_0929 DSC_0930Photos persos de moi parce que je n'ai pas que des talents de cuisinière, je suis aussi photographe à mes heures perdues

Allez, comme aujourd'hui c'est fête, je vous livre une autre de mes recettes tout à fait perso, ma signature, en fait. J'ai fait cette recette lorsque que je suis devenue jeune Môman pour la 2nde fois, il y a bientôt 11 ans.

Dans votre cocotte minute utilisée pour l'occasion comme stérilisateur, vous disposez des biberons en plastique avec les bagues, les capuchons et les tétines. Inutile de préciser que ces biberons complets et tétines doivent être neufs. Vous mettez en mode cuisson vapeur. Lorsque la cocotte chante, vous baissez le feu et laissez "cuire" 10 minutes. Au bout de ce temps, vous ouvrez la cocotte et constatez avec surprise que les biberons ont quelque peu délicatement fondu arborant des formes bizarroïdes et que les tétines sont un peu collantes. C'est alors que vous réalisez que vous avez malencontreusement et distraitement oublié de mettre un peu d'eau au fond de la cocotte. Et là, laissez votre entourage se délecter à loisir de votre bévue.

Non contente de votre succès, vous réitérez l'expérience avec une 2nde série de biberons. Oui, la Bretonne est têtue et tenace. Et comme Barbie est Bretonne, alors Barbie est têtue et tenace. CQFD !

Vous avez le droit de rire, de vous moquer, de raconter à vos proches, m'en fiche, même pas peur et même pas honte d'abord. Je vous fais grâce d'une de mes autres recettes favorites, comme les croque-monsieurs africains. Je ne vais pas vous dévoiler tous mes talents culinaires sinon, vous refuserez que je vous invite à dîner. Non, ne me remerciez pas pour ce moment de détente et de raillerie, c'est cadeau : Joie de recevoir, plaisir d'offrir !

Sur ce, je vous laisse à vos casseroles. Demain, je serai sur les pistes pour mon plus grand bonheur et je pourrai laisser mon corps svelte et musclé s'exprimer à loirsir dans ma tenue de skieuse de fond.

- Barbie, chef toquée -

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03 janvier 2013

Départ en fanfarre

Avant de nous emballer par l'arrivée du messie du message, procédons aux coutumes zannuelles zet traditionnelles. Alors comme d'hab, je vous souhaite :

amour, gloire, beauté,

tout au long de cette 2013ème année que Dieu a bien voulu nous donner.

Pour les bisous, on repassera car on est soi-disant au pic de l'épidémie de gastro. J'ai échappé à la fin du monde, ce n'est pas pour me taper une bonne gastro des familles maintenant. D'ailleurs, en parlant de fin du monde, je vois que finalement, tout le monde est là. Tant mieux car j'avais peur de vous avoir perdu(e)s. D'ailleurs bis, si la fin du monde ne m'a pas anéantie, en revanche, la mise à jour de mon aïePhone m'a anéantie en virant tous mes contacts, notes, photos, calendriers... Je tente de me reconstruire depuis samedi dernier mais pas facile de se refaire une identité. Dans la série "j'ai testé pour vous", j'ai donné, merci. Et pas la peine de me dire : "Mais, tu n'avais pas sauvegardé tout ça ?" Ben, non car j'aime vivre dangereusement, moi. Que celle qui n'a pas déjà mis sa vie téléphonique en danger me jette la 1ère pierre. Allez, on reset le tout et on passe à autre chose.

Après le flop littéraire de mon dernier post, ben oui, ça arrive même aux meilleurs et on se console comme on peut, je me suis dit : Barbichette, il est peut-être temps de te remettre en question. Ce qui veut dire, si on arrive à lire entre les lignes : soit tu arrêtes de délirer sur la blogosphère (OK, OK, c'est bon, ne râlez pas, c'était une idée), soit tu continues comme si de rien n'était (mouais mais quand même, j'ai perdu au moins la moitié de mon lectorat), soit tu fais carrément dans le haut de gamme (ouh là, on se calme mesdames, ne vous emballez pas trop, je n'ai pas encore abordé le vif du sujet) pour te faire pardonner. N'écoutant que mon plaisir instinct, j'ai opté, d'un commun accord avec moi-même, pour cette dernière. Ah, enfin un peu de piquant dans ce blog, se dit le lectorat fébrile et avide de sensations fortes. Bon alors, mettons-nous d'abord dans l'ambiance.

Petit un : informez gentil mari que vous lui préparez une surprise et pour cela, vous avez besoin d'être au calme. Petit conseil de votre Barbie : toujours caresser le sexe fort dans le sens du poil pour arriver à ses fins. Waouh, vous ne trouvez pas qu'il fait chaud là ? A moins que ce ne soit un coup de ménopause... Allez, on ne se relâche pas.

Petit deux : donnez quartier libre à vos chères têtes blondes : Nutell* (malgré la prochaine taxe sur cette pâte à tartiner inimitable), console Oui, maquillage, tout est permis.

Petit trois : verrouillez la porte de votre antre, tamisez les lumières et installez-vous devant votre ordi sur la peau de bête avec un thermos de café ou de thé ou pourquoi pas une coupe de Champ, à consommer avec modération car l'abus d'alcool est dangereux pour la santé et il faut manger 5 fruits et légumes par jour (ça, c'était pour le bourrage de crâne civique).

Vif du sujet : ben, chou blanc. Rien à dire. Bérézina ! Ouais, je sais, vous êtes déçues car vous vous attendiez à un hérissage de poils.

Bon, comme vous êtes sages, je vais vous raconter un truc rigolo. L'autre jour, mini-Ken voulait consulter l'horoscope. Il me chipe mon She et m'interroge tout de go : "Tu es de quel signe, Maman ?" J'ai à peine eu le temps de décliner mon signe astrologique que mini-Barbie répond à ma place : "Ben, blaireau !". Inutile de vous dire que le blaireau est resté coi avant d'éclater de rire. L'humour serait-il une particularité génétique de la communauté de Barbieland ? Allez, circulez, y'a rien à voir.

Ah si, je savais bien que j'avais 2-3 trucs à vous raconter. Alors, c'est l'histoire d'un homme qu'on appellera Ken pour ne pas qu'il se reconnaisse et par respect pour sa famille qui ne veut pas se taper la honte en société des fois que le lectorat fasse partie des amis intimes de ladite famille. Donc Ken, un soir, met le lave-vaisselle en route. Au matin, il s'étonne que la vaisselle soit encore un peu sale. Et plutôt que de s'en prendre à lui-même, il s'en prend au lave-vaisselle qui ne fonctionne plus très bien. Certes, il a 10 ans d'âge mais est-ce une raison pour l'accuser de tous les maux ? Sa chère et tendre épouse, qu'on appellera Barbie, alors de lui demander : "As-tu mis une tablette dans le lave-vaisselle ?" Je vous laisse deviner la réponse de son mari dévoué. Je suppose que ce Ken n'est pas le premier à qui cela arrive.

Deuxième petite histoire avec toujours comme protagoniste notre Ken. Un dimanche, après son jogging matinal, la douce et belle épouse de Ken se douche pendant que le poulet prend le soleil dans le four. Ne pouvant pas être au four et au moulin, la svelte naïade (je vous rassure, les mots dépassent mes pensées passe ke en vrai, Barbie n'est pas si svelte que ça, surtout après les fêtes) demande à Ken de retourner le poulet au bout de 20 min. Chose promise, chose faite, Ken s'exécute à la minute M. Lorsqu'elle redescend toute fraîche douchée, la sportive Barbie mais non moins cordon bleu à ses heures perdues (cela dit, elle n'en perd pas beaucoup des heures) regarde par la vitre du four. Et que ne voit-elle pas ? Le poulet certes retourné mais au lieu d'avoir les pattes à droite, il les avait à gauche. Gloups ! "Euh Ken, retourner un poulet ne veut pas dire lui faire faire un demi-tour mais le retourner sur lui-même, sinon, ça ne sert à rien." Je suppose que ce Ken n'est pas le premier à qui cela arrive.

Enfin, pour finir avec la St Ken, dernière petite histoire et après, promis, je ne vous embête plus. Alors un dimanche matin, Ken décide d'aller à la piscine pour regonfler ses muscles un peu flasques, genre mousse au chocolat plutôt que tablette, si vous voyez l'image. Sitôt levé, il prépare son sac : maillot, serviette, gel douche, shampoing et sa pièce pour la consigne. Ah si, il demande à sa gentille épouse où se trouvent ses lunettes de piscine qui forcément, ne sait pas où elles se trouvent. Il cherchote et demande quand même à sa délicate épouse : "Ben, tu sais pas où j'aurais mis mes lunettes ?" "Ben, non. T'étais où la dernière fois avec ?" "Ben, au ski !" (au passage, vous remarquerez la richesse lexicale et grammaticale du dialogue) Je vous rassure, le Ken ne skie pas avec ses lunettes de piscine mais bien de ski mais il y a une piscine dans l'hôtel où séjourne le skieur chevronné. "Ben, 'chais pas moi. T'as regardé partout ?" interroge sa jolie épouse. Question bête car, forcément, le Ken il a fouillé partout, mais vraiment partout, partout, et il a bien cherché à fond. Promis, juré ! Bref, cela ne tracasse pas beaucoup notre Ken qui décide d'aller déjeuner. Une heure après, revoilà le Ken tout ragaillardi qui revient à la charge des fois que son épouse adorée aurait cherché entre temps. "Alors, tu ne sais pas où sont mes lunettes ?" "Ben non. Mais tu as bien regardé partout ?" "Ch'te dis que oui." Quand même, l'épouse est dubitative et demande à tout hasard "Tu as cherché dans ta table de nuit ?" Le Ken la regarde avec des yeux revolver (sauf qu'il ne s'appelle pas Marc L.) car c'est le premier truc qu'il a fait. Ne reculant devant aucun danger, l'épouse (j'ai épuisé la liste des adjectifs valorisants) décide de chercher par elle-même dans la table de nuit. Et quand on dit "chercher" chez une femme, c'est vraiment "chercher", à savoir, vider le tiroir. Et que ne voit-elle pas sans trop chercher ? Eh oui, une paire de lunettes de piscine. OK, no comment! Quand on pense que les plus grands détectives sont des hommes : Watson, Poirot, Burma, et j'en passe. Et pourquoi le terme "limier" n'a-t-il pas de forme féminine ? Je m'insurge et je proteste contre cette inégalité.

Ouh là, tout doux, Barbie ! On ne va peut-être pas commencer sur les chapeaux de roue dès le début d'année. Il reste encore 362 jours à tenir.

- Barbie, fine limière et Pierre Bellemare des dossiers extraordinaires de la vraie vie -

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11 octobre 2012

Critique littéraire

Amies fidèles, bien le bonjour,

Avant-propos : ce nouveau billet s'adresse de préférence à un lectorat pêchu et heureux de vivre. Ames en peine ou en perdition, amies suicidaires que vos errances noctures ou diurnes ont mené sur ce blog, passez ce billet et jetez plutôt votre dévolu sur les billets précédents qui sauront vous faire reprendre goût à la vie. Quant à vous, amies fidèles, ne vous laissez pas atteindre par le pathos du billet car je vous aime quand même beaucoup, voilà, ça c'est dit !

Plantage du décor : par je ne sais quel hasard, voilà maintenant quelques semaines que j'emprunte des livres à la médiathèque alors que je suis plutôt une annexe de la librairie de la rue d'à côté. Est-ce la crise financière qui me pousse à emprunter plutôt qu'à investir, je ne saurais répondre ? Toujours est-il que j'ai déjà emprunté 4 livres moi qui déteste lire un livre qui a déjà été lu par d'autres avant moi. Laissons Freud et ses acolytes cogiter sur mon cas et passons au vif du sujet.

Vif du sujet : alors que je déambulais dans les allées de la médiathèque en proie au désespoir littéraire, mon oeil affûté distrait tombe sur ces 2 livres :

Sylvia
Sylvia de Leonard Michaels

J'ai choisi ce livre parce qu'il se passait à NY dans Greenwich village, quartier que nous avons "habité" pendant une semaine cet été. Voulant jouer les New-Yorkaises, je me suis dit qu'en prenant ce livre je retrouverais des lieux qui m'étaient déjà familiers et que j'aurais l'impression de me sentir plus proche des personnages. Bien mal m'en a pris. Même si j'avais lu la 4ème de couverture et que j'ai lu ce livre jusqu'au bout, j'ai cru que j'allais déprimer tellement l'histoire est glauque et sans issue. Ca se passe dans les années 60, jusque là tout va bien. Il s'agit d'un couple dont on suit la lente auto-destruction grâce à la névrose de la nana. Oui, on peut dire "grâce à" et "non à de" cause tellement c'est sa faute. Son type est vraiment cool car elle lui en fait voir de toutes les couleurs. Comment peut-on saboter autant un couple ? Qu'est-ce qui poussait ce type à rester avec une telle nana ? De la pitié ? De la lâcheté ? De la culpabilité ? De l'empathie ? Bref, toujours est-il qu'à la fin, elle lui arrache un oeil qu'elle avale goulûment avec de la confiture de fraises. Lui, pour se venger, lui envoie le pot de Nutell* à la tronche sauf qu'il rate sa cible car il ne voit plus que d'un oeil et le pot passe à travers la fenêtre pour atterrir sur une pauvre mamie qui promenait son chien... Vous ne pensiez tout de même pas que j'allais vous raconter la fin. Même sous la torture, je ne vous dirai rien. Mais alors, se demande le lectorat en transe, doit-on lire ou pas ce livre qui ne fait pas partie des nouveautés de l'année ? Ben, ça dépend si vous voulez vous rassurer sur l'état de votre couple après plus de 7 ans de vie commune et que vous trouvez que vous vous encroûtez ou si vous hésitez encore entre la tête dans le four ou le rasoir Bik. Si vous postez un commentaire, alors je saurai que finalement votre mari, malgré une légère surcharge pondérale et une calvitie naissante ou avérée, est toujours aussi sexy et que ses chaussettes qui traînent régulièremement au pied du panier à linge ne vous incommodent pas plus que ça.

Le fils
Le fils de Michel Rostain

Là aussi, sujet glauque. En effet, est-ce l'automne et ses feuilles mortes qui m'attirent vers une littérature un tant soit peu déprimante en ces temps de disette solaire et d'abondance pluviométrique ? Bon, à la différence du livre précédent, j'avais entendu des critiques positives à la radio un matin de janvier lors de la sortie de ce livre. En gros et pour faire court, l'auteur devient orphelin de son fils. Non, je ne vous révèle pas la fin du livre puisqu'on le sait dès le début. Tout en étant tendre et émouvant, on se surprend tout de même à sourire, notamment lors de la scène de l'incinération, ce qui m'a rappelé un très bon film vu dernièrement : Adieu Berthe - l'enterrement de mémé. "Alors on lit ou on ne lit pas ce livre ?", demande le lectorat tout fébrile. Sans hésitation, oui on le lit mais pas un jour de déprime totale, genre je n'ai plus de briquet pour allumer le four au gaz, ou mon mec se rase avec un rasoir électrique, ou encore si je n'ai plus de corde est-ce que je peux prendre de la ficelle de cuisine ? Vous voyez le genre.

Après ces 2 oeuvres pleines de vie (;-)), voici mes autres lectures récentes :

Le palais de verre
Le palais de verre de Simon Mawer

Alors, alors... Oui, oui... mais non. Je suis un peu partagée. Le sujet central est une maison style Frank Lloyd Wright et Le Corbusier dont on suit l'évolution à travers l'histoire d'un couple tchèque fortuné et l'Histoire de l'Europe à partir des années 20. L'histoire était prometteuse car j'adore l'architecture des années 20 et ces architectes en particulier mais au final, j'étais déçue. J'ai trouvé ça un peu QQ et on survolait plus qu'on ne traversait les années de guerre et d'après-guerre. On passe un bon moment mais je n'ai pas trouvé que c'était de la grande littérature. Je vous rassure, je ne recherche pas du Balzac ou du Proust non plus mais j'aurais aimé voir un peu du style de Paul Auster par exemple. A lire quand même car pas désagréable... Je vous aurai prévenues.

Ensuite, je vous ai sélectionné ce roman :

Double faute
Double faute de Lionel Shriver

Que ce soit clair, si vous ne connaissez rien au monde du tennis et que ce sport ne vous intéresse pas, ce n'est même pas la peine de le lire car vous vous ennuirez royalement. Maintenant, si vous voulez voir comment Eric et Willy (il s'agit bien d'une femme) gèrent leur ego et leur perfectionnisme, leur rivalité professionnelle et amoureuse et que vous n'avez pas peur des longueurs et des coups de mou, alors c'est pour vous. Assurément, je ne suis pas restée insensible à ce roman mais je ne peux pas non plus dire que je l'ai dévoré d'une traite. J'ai été tout de même assez captivée bien que certains passages étaient à la limite du supportable de part la personnalité complexe de Willy. 

Et je finirai par ce roman :

 Un jourUn jour de David Nicholls

Là pour le coup, c'est super romantique mais très bien pour l'été. J'ai accroché dès les premières pages. Bon d'accord, il y a quelques clichés mais ce roman est captivant, on n'a pas envie que l'histoire se termine car à la fin, il se trouve que... Je ne savais pas que le livre avait été adapté au cinéma. Aurai-je envie de le voir ? Je ne sais pas car je me suis fait ma petite idée sur le genre des personnages, des lieux et j'aurai peur d'être déçue en voyant une autre perception de la même histoire. Pour vous mettre l'eau à la bouche, Emma et Dexter se rencontrent à la toute fin de leurs années d'études. S'en suivent 20 années d'une très grande amitié et complicité. On suit leur histoire tous les ans à la même date, ce qui est très original et assez amusant. Mais je vous laisse découvrir la suite par vous-même. Même si j'ai qualifié ce livre de roman estival, il n'empêche qu'il est également parfait pour les soirées automnales et les après-midis hivernales.

Bon, vous en avez assez ou je continue ? Passe ke j'en ai encore plein en stock si vous voulez mais je sens que je vous saoûle et pis c'est pas tout ça mais vous êtes encore en peignoir-culotte (tiens, tiens, ça me rappelle quelqu'un), les enfants vont rentrer de l'école affamés, gentil mari demandera ce qu'il y a grailler ce soir et vous répondrez : "Ah mais tu te rends pas compte, toi, de la journée de folie que j'ai eue ! J'ai pas arrêté 1 minute..."

- Barbie, bibliophile avertie et responsable de la gestion des fiches d'emprunt de livres depuis le départ à la retraite de Melle Le Ponsec à la bibliothèque de Kervadec -

PS : j'ai oublié mais vous vous en fichez peut-être. J'ai repris la course de fond à fond et c'est bien agréable. D'ailleurs, je me suis fait une petite virée de 20 km 100 % nature dimanche dernier sous le soleil automnal et c'est très encourageant pour la suite. A l'arrivée, même pas mal nulle part, un chrono inespéré, un souffle de jeune fille, une banane jusqu'aux oreilles et un bisou du Ken en prime. Bon je vous passe le départ avec 5 passages au moins aux toilettes, un trac de jeune premier sur les planches, un vague aperçu du soleil timide dans la brume matinale et revigorante et un entraînement plus que léger pour une telle distance. Nous étions 700 coureurs maboules à fouler les chemins vicinaux de la forêt de Fausse Repose de Vaucresson et je pense que nous serons au moins autant l'année prochaine tellement c'était sympa.

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28 août 2012

L'été s'ra chaud, l'été s'ra chaud !

Bonjour fidèles des plus fidèles et futur(e)s fidèles,

Eh oui, je suis de retour de vacances, de très longues vacances si l'on regarde bien la date du dernier billet. Mais il faut savoir se faire désirer, n'est-il pas ? Et si je vous résumais ce qui s'est passé depuis quelques semaines... Bon, vous êtes installées : tasse de thé/Kfé, lunettes vissées sur le nez (j'ai découvert cet outil de grossissement très récemment et j'avoue que ça facilite grandement la lecture), message "Do not disturb" clairement apposé sur la porte de votre antre et c'est parti.

Comme vous avez pu le constater, l'été, enfin ce qui aurait dû être l'été, a été très sportif. Et comme vous le savez, je suis une fine connaisseuse en matière de muscles. Donc, après avoir ramassé les balles à Roland Garros, j'ai enchaîné sur l'Euro de foot. No comment, on ne s'en souvient même plus tellement c'était pitoyable. Je vais te les entraîner à la baguette, moi, ces petits joueurs pourris gâtés. Ouh là, tout doux, je m'emballe et ce n'est pas bon pour mon coeur. Après cet épisode calamiteux, j'ai enchaîné, sans jeu de mots, avec le vélo pour le Tour de France ou plutôt le 3/4 de Tour de France car il ne passait même pas en Bretagne. D'ailleurs, il a clairement évité la partie ouest de notre pays. No comment non plus car à part la France vue du ciel, le spectacle au sol était plutôt tristounet. Le seul point positif a posteriori de cet événement est la destitution de L. Armstrong de ses 7 titres de vainqueur du TdF. Franchement, on se demande pourquoi ça a pris autant de temps pour découvrir le pot aux roses gros comme... un buisson de rosiers. Mais la roue tourne. (Waouh, je suis en forme aujourd'hui, deux jeux de mots en quelques lignes et sans dopage !) Seulement à qui va-t-on donner les 7 coupes vu que les suivants sur la liste sont tous plus ou moins dopés ? Si ça se trouve, il va falloir remonter jusqu'au type qui pointe en 20ème position ! Et puis, il y a eu les JO. Ca tombait bien pour mon bronzage car les marques laissées par la jupette de tennis, le short de foot et le maillot et cycliste du vélo me donnaient une allure des plus bizarres. Grâce aux différents sports des JO, je pouvais exposer toutes les parties musclées de mon corps svelte (enfin qui fut svelte un temps. D'ailleurs, j'aimerais savoir qui a lavé mes affaires car elles ont rétréci et je me sens un peu boudinée. Personne ? Bizarre !) Tout ça pour dire que les JO, c'est mon moment préféré ! Même à distance, cause exil aux US, toute la petite famille a été attentive aux différentes épreuves. La première semaine, nous suivions les exploits des sportifs français et la 2nde semaine, ceux des Américains. Un peu frustrant car ils gagnent tout ! Mais bon, c'est le jeu ! Cela dit, ce fut un régal car nous avons eu l'occasion de voir des sports qu'on n'a pas l'habitude de voir à la TV comme le tir à l'arc, le kayak, le plongeon, Camille Lacourt. Oops, mon doigt a ripé. En plus, on a dit sport et pas sportif. Bref, c'était super. Et puis, on s'en tire pas trop mal finalement. L'important, comme le dirait Pierre de C., c'est de participer. Bon, avec tout ça, il va falloir que je me remette à la course à pied. J'ai dû lever un peu le pied car j'ai eu un petit souci de santé sans gravité, je vous rassure. Mais c'est dur de se remotiver. Je crois qu'une fois que la rentrée aura eu lieu, je reprendrai mes bonnes habitudes. Désolée, de vous embêter avec ça, mais vous êtes sûres que vous n'avez pas lavé mes affaires car elles ont vraiment rétréci. 

Toujours là ? Car, après cette page sportive, j'ai certainement déjà perdu la moitié de mon lectorat. Pour les tenaces, je continue avec les vacances aux US. Si je vous saoule, vous me le dites surtout. Nous sommes partis de bon heure et de bonne humeur le 3 août pour arriver sous une chaleur étouffante à Washington, premier arrêt de notre périple outre-Atlantique : Capitol, White house (petite bicoque sans fioritures de quelques pièces sur jardinet disponible en novembre prochain), musées divers et variés. Après 3 jours et un peu de pluie, direction Annapolis, ancienne capitale des US à l'époque où l'Amérique se réduisait à 13 états. Très mignon petit port de plaisance avec des petites rues bien tranquilles mais des fils partout, ce qui gâche un peu les photos. Puis en route vers Baltimore dans un hôtel bof, bof mais bon, nous n'étions pas là pour passer la journée dans la chambre. Nous avons visité l'immense aquarium qui vaut vraiment le coup d'être vu tellement il est riche en poissons. Il faut monter tout en haut de l'immeuble par les escalators pour redescendre par un parcours hélicoïdale tout en admirant les poissons qui vont et viennent. Et plus on descend, plus les poissons sont gros et méchants comme les requins, surtout quand ils vous sourient de toutes leurs petites dents bien acérées ! Et là, vous avez le droit de fredonner l'air de "Les dents de la mer", lalalalala ! Après 3 jours de visite, nous avons roulé jusqu'à Lancaster, pays des Amish. Dépaysement total ! On croise des calèches, des gens habillés très simplement et des champs de maïs à perte de vue avec des fermes assez importantes. La région est très riche au niveau agricole et la vie semble y être très paisible. Pas de contact direct avec les Amish car nous n'en connaissions pas personnellement mais j'aurais bien aimé en savoir plus sur eux. Du coup, j'ai acheté un livre avec les 20 questions les plus récurrentes sur cette communauté même si j'avais déjà lu des trucs sur eux. Après ce retour à la fin du XIXè, nous avon retrouvé la ville avec Philadelphie. Coup de coeur assuré ! Nous étions en plein centre ville (downtown comme on dit) et nous avons marché pendant 4 jours non stop. C'est là que tout a commencé il y a quelques siècles. Forcément, pour nous Frenchies, ça ne nous interpelle pas trop au niveau du vécu mais pour les Américains, c'est THE place to see ! Cela dit, en tant qu'ancienne étudiante qui a fait des études très poussées en anglais, j'avoue que j'étais assez fière d'être là où l'histoire des US s'est écrite : la cloche de la liberté, la pièce où a été signée la Constitution, la pièce où a été signée la Déclaration d'Indépendance parmi les visites à faire. Après cette séquence émotion, passons à la Nouvelle York. Une semaine entière, et encore c'était trop court, à arpenter les rues, le métro, les musées, les boutiques. Evidemment, passage obligé chez Abercrombie & Fitch pour mini-Barbie qui a eu le droit à sa photo avec un bel éphèbe tous mucles dehors. J'espère qu'en hiver, ils ont droit au Damar* sinon, caille, caille ! Bon, j'avoue j'ai aussi craqué pour le bel éphèbe (ça va pas vous, j'étais avec Ken !) pour un T-shirt. Allez 2 T-shirts. OK, je me rends : 2 T-shirts et un pantalon de jogging mais c'est tout. Gloups, mini-Barbie qui a les yeux qui traînent partout me dit que j'ai aussi un gilet. Grrrr ! Elle m'énerve... J'ai bien le droit de m'habiller d'jeune ! Mini-Ken n'était pas en reste et a eu le droit à un arrêt chez Hollister, sous-marque de A&F. Comme il n'y avait pas de taille Kids, on a pioché dans le XS des filles et ça fait très bien l'affaire. Et surtout, mini-Ken est très content. Trêve de shopping pour se concentrer sur la richesse culturelle de la grosse pomme. Au niveau architecture déjà, il y a de quoi faire. En plus, on peut marcher la tête en l'air sans risquer de mettre le pied dans une crotte, c'est trop top ! J'avais en permanence l'oeil dans le viseur de l'appareil photo. Heureusement que le numérique existe car du coup, on peut mitrailler et faire ensuite son marché parmi les quelques photos ou, pour être plus exacte, les centaines de photos prises. La Statue de la Liberté a eu le droit à son quart d'heure de gloire avec des photos : de dos, de face, de profil, de 3/4, de loin, de très loin, de près, de très près, de très très près, de sous son aisselle, de sa flamme, de son livre, de pied, en plan américain (bien obligé), avec les enfants devant, avec les enfants sages, avec les enfants faisant des grimaces, bref, il doit bien y avoir au moins 70 photos. Même chose pour la vue de Manhattan depuis le ferry. Surtout que j'ai fait des photos à l'aller et Ken a fait des photos au retour. On pourrait croire que ce sont les mêmes photos mais non car... la lumière est différente. Subtile nuance ! Sinon, passage obligé à Ground Zero avec un parcours interminable pour accéder au site. Les Américains aiment bien faire des parcours sinueux pour arriver à un endroit. C'est rigolo certes mais un peu pénible surtout quand on pourrait y aller direct quand il n'y a personne. A part ça, les musées d'art regorgent d'oeuvres fabuleuses. Ils nous ont piqué tous nos impressionnistes, entre autres ! Grrrrr ! Monet, Degas, Renoir, Derain, Seurat, Matisse, Rodin, Braque, Klein, sans compter les Van Gogh, Picasso, Kandinsky, Klimt, Mondrian et autres artistes tout aussi célèbres. Et encore, je n'ai pas tout vu car les Minis me pressaient et je n'ai pas pu apprécier à leur juste valeur les oeuvres qui s'offraient à mes petits yeux esbaudis. Bon au terme d'une semaine bien remplie à NY, nous avons fini notre escapade à Boston. Après NY, ça fait un choc et on se demande si ce n'était pas LA ville en trop. Finalement, après avoir trouvé ses repères, on s'habitue à cette très jolie ville où on se verrait bien habiter. Ken regardait les prix des maisons dans les agences, donc, c'est bon signe. Alors, peut-être que le prochain billet sera tout en anglais...

Nan, je rigole. Il va nous falloir jouer au loto pour aller s'établir à Boston car les prix des maisons ne sont pas donnés. Pour l'instant, vous pourrez encore me lire en français dans le texte, si vous en avez toujours envie, of course. Allez, votre calvaire est terminé. Vous allez pouvoir reprendre le cours de vos activités. D'ailleurs, votre tasse de thé/Kfé est froide, le chien gratte à la porte, les enfants crient famine car c'est l'heure du goûter et Monsieur a besoin que vous lui repassiez une chemise pour le bureau demain. Voilà comment on sape le moral du lectorat ! Oh, les filles, on se reprend. Et en plus, vous savez quoi ? Je nous parie un été indien, alors réjouissez-vous. Et puis, je suis là au cas où. Vous pouvez toujours relire des anciens billets.

Sur ce, bon goûter pour les gourmandes et à plus.

- Barbie, reporter sportive et touristique envoyée spéciale aux US -

PS : tout moi, j'ai oublié de vous mettre une photo :

DSC_0231Photo de moi, enfin pas de moi mais de la Statue de la Liberté prise par moi

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15 juin 2012

Ostéologie ichthyique

Dans la série "Nos amies les bêtes", je vais à nouveau vous raconter un épisode de ma vie très pidante. Il n'y a pas si longtemps de cela, un midi, je sers du saumon à mini-Ken et à son copain que je nourris tous les mardis dans les échanges consentis d'enfants entre Mamans à l'heure du déjeuner pour éviter le repas à la cantine qui n'est pas toujours au top. Nous profitons des rayons du soleil, qui à l'époque était très généreux, en déjeunant sur la terrasse. Ce détail n'a aucune incidence sur l'histoire mais c'est pour faire genre "Je situe l'action et comme ça, ça me fait des lignes en plus pour ma rédaction". Le copain mange avec rapidité pendant que mini-Ken déguste. La dernière bouchée avalée, il me regarde ébahi : "Maman, j'ai avalé une arête". "Pô grave, tu te bourres de pain, tu bois de l'eau, tu déglutis, tu avales tout ce qui traîne et ça devrait le faire, déclare-je nullement inquiète. On sent dans la réponse que la vie n'a pas épargnée cette Maman baroudeuse qui a vu bien pire (cf. l'épisode du moucheron). Mini-Ken insiste car quand même, y'a un truc qui le gêne dans la gorge. Décidément, à Barbieland, la gêne, c'est génétique (ben quoi, c'est drôle, non ?). Je fais fi de sa remarque pensant que l'arête au passage a dû irriter la gorge, d'où une légère douleur. Je l'envoie à l'école me persuadant et le persuadant qu'il penserait à autre chose une fois en classe (on dirait Ken qui me fait le coup du "mais ch'te dis que y'a rien dans ton oeil"). Au pire, si vraiment il avait mal, il irait voir l'infirmière. Une heure se passe et mon téléphone retentit : "Bonjour Madame Barbie, c'est l'infirmière de l'école. Vous savez pourquoi je vous appelle ?" "Ben je crois oui passe ke la valise d'RTL, c'est déjà passé." je rigole mais pas tant que ça finalement. Je raccroche, range 2-3 trucs, prépare le carnet de santé de mini-Ken, les clés du carrosse et je pars chercher mini-Ken qui m'attend à l'infirmerie avec son cartable et sa blouse. Nous rentrons. Je prends un livre au cas où j'aurais à rester en bivouac à l'hôpital et nous faisons route vers l'hôpital Ambroise Paré à Boulogne. Comme nous connaissons les lieux (nous y sommes abonnés depuis plusieurs années grâce aux enfants), nous nous dirigeons directement et sans hésitation vers le service des urgences pédiatriques et nous attendons sagement notre tour. J'ai à peine le temps de m'installer confortablement sur les chaises raides du couloir d'attente, qu'une infirmière s'approche de nous. J'explique le problème et aussitôt, elle nous accompagne dans le bureau de l'interne de service. Zut, je n'ai pas eu le temps d'ouvrir mon livre. Après les questions administratives et physiques classiques, nous ré-expliquons le problème. Elle ausculte tant bien que mal la gorge de mini-Ken avec son abaisse-langue mais en vain. Y'a rien ! Oui mais y'a un truc quand même qui gêne. Pas de panique, Monique ! L'interne essaie de contacter le service ORL qui a déjà plié les gaules. "Pô grave, vous allez aller à l'hôpital Necker, au service des urgences ORL ! L'interne est prévenu, il vous attend." Mazette, ça ne rigole plus là. Entre temps, je préviens Ken que je cours les hôpitaux. Hop, je mets mon GPS interné dans ma tête en marche et en avant Guingamp nous roulons vers l'hôpital Necker près de Montparnasse. Prochaine étape, trouver une place pour le carrosse. Ouf, c'est mon jour de chance, il y en a une qui vient de se libérer et qui est pratiquement à l'entrée de l'hôpital (comme dans les films. Vous avez remarqué, quand les acteurs se garent, ils ne cherchent jamais de place...). Sauf que quelques minutes plus tard, ce n'est plus mon jour de chance car le service des urgences ORL est à l'opposé de l'entrée... Ni une, ni deux, telle Ariane, je déroule mon fil tout au long du labyrinthe jusqu'au service des urgences ORL sans passer par la case départ et sans recevoir 20 000 FRF (soit environ 3 000 € de nos sous d'aujourd'hui). Après 10 bonnes minutes de marche, nous arrivons enfin au service qui nous concerne. A nouveau, je décline le pedigree de mini-Ken, je résume le pourquoi du comment de notre présence et la gentille infirmière réceptionniste nous demande de patienter. Ah, enfin, je vais pouvoir sortir mon livre. J'ai à peine lu 2 pages que l'interne arrive. Re je décline le pedigree de mini-Ken, re je résume le pourquoi du comment de notre présence et re l'interne ausculte la gorge avec son abaisse-langue mais sans plus de succès. Et là, aux grands maux, les grands remèdes, il décide d'introduire une micro-caméra dans le nez de mini-Ken afin d'explorer sa gorge. Je sais que par la gorge cela aurait été plus rapide mais les chemins les plus courts ne sont pas toujours les meilleurs. Si on avait pris le raccourci, l'interne aurait pu se retrouver avec carrément le saumon sur les genoux. Pas fou le gars, il ne prend aucun risque inconsidéré car il a fait des études d'ORL poussées. Donc, voici mon mini-Ken transformé en acteur de cinéma médical. Attention, action, silence, ça tourne ! Pour dédramatiser le passage de la mini-caméra (passe ke c'est un peu désagréable quand même), l'interne demande à mini-Ken s'il voit l'intérieur de son nez à l'écran. Et là, avec beaucoup de naturel, mini-Ken dit : Beurk, je vois une crotte ! OK, mini-Ken ne semble pas traumatisé du tout. Hum, c'est mon fils, il est mignon, non ?, pense-je un peu honteuse. Les enfants sont vraiment formidables ! Bref, l'interne reprend le contrôle de la caméra et continue son exploration. A un moment très furtif, il voit un petit truc blanc mais sans gravité. Après quelques minutes de spéléologie gutturale, il en conclut que l'arête a dû irriter la gorge. Il retourne à son bureau, griffonne 2-3 médocs à prendre pour éviter toute infection et nous conseille de revenir dans 3 jours (il doit connaître le truc du moucheron qui se désagrège au bout de 3 jours) si la douleur persiste pour passer aux choses sérieuses, à savoir intervention chirurgicale. Et là, forcément, vous avez du mal à avaler l'info qui reste coincée en travers de la gorge : "Ca va aller madame ? Oui, oui, c'est bon, pas de problème". Au final, plus de peur que de mal, l'arête avait visiblement irrité la gorge car au bout de 3 jours, la douleur avait disparu. J'ai tout de même passé l'après-midi à ne rien faire sinon effectuer la tournée des urgences médicales par une agréable après-midi ensoleillée (si j'avais su j'en aurais plus profité car le soleil aujourd'hui, ce n'est plus ça, ma brav' dam'). Avec du recul, je m'aperçois que nous avons passé plus de temps à répondre à des questions administratives et à raconter le pourquoi du comment de notre présence qu'à vraiment intervenir médicalement sur le coinçage de l'arête. Je n'ai même pas avancé la lecture de mon roman, franchement, je suis déçue. D'ailleurs, à chaque fois que j'ai dû emmener les Minis aux urgences, je n'ai jamais réussi à lire 5 pages. Un comble tout de même !

Bref, tout ça pour dire que je soupçonne mini-Ken de m'avoir trouvé une activité pour occuper mon après-midi. Comme vous le savez, les enfants sont formidables et inventifs. Quand ils sentent que vous vous installez dans une certaine routine quotidienne, ils vous trouvent une activité qui, de préférence, sort du lot. Un truc que vous n'avez encore jamais fait. Bien sûr, ils choisissent toujours un moment où vous n'avez rien à faire comme préparer une fête de famille tout en gérant l'arrivée des grands-parents, réceptionnant Jolie Maman à la gare, optimisant le temps pour pouvoir faire 15 lessives et repasser dans la foulée, penser aux différents repas jusqu'à la fête de famille, accompagner l'un de vos enfants au cross car vous aviez promis à la maîtresse, etc. Bref, vous imaginez le tableau.

arête
Photo subtilisée sur la toile mondiale

- Barbie, ostéologue ichthyique à ses heures perdues -

PS : le poisson qui illustre ce billet est une barbue barbie... car il est rose. OK, j'"arête" mes blagues à deux balles.

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